Test Plaque de cuisson De Dietrich Perfect Sensor DPI7684XT : la sonde de cuisson ne fait pas tout – Les Numériques


Alors que la majorité des plaques de cuisson se montrent — esthétiquement en tout cas — plutôt discrètes, la De Dietrich Perfect Sensor DPI7684XT n’hésite pas à sortir un peu des sentiers battus en multipliant les couleurs des pictogrammes et des boutons (blanc et cuivre), mais aussi en faisant courir sur toute sa longueur une bande d’aluminium estampillée De Dietrich. On retrouve aussi le clairon, emblématique de la marque, sur le côté droit. Bon point, celui-ci n’est pas en relief comme sur le four Fascination DOP7340X du même constructeur. Il est sérigraphié sur le verre, ce qui simplifie le nettoyage de la plaque puisqu’aucun relief de nourriture difficile à retirer ne risque de venir se coincer dans les petits interstices.

La barre en aluminium gravée sépare les zones de cuisson du panneau de commandes.

La barre en aluminium gravée sépare les zones de cuisson du panneau de commandes.

Sur la surface de cuisson elle-même (à droite), le fabricant délaisse les cercles marquant l’emplacement des zones de chauffe et leur préfère de simples traits dont la taille indique la puissance des inducteurs. On aime ou pas, mais force est de constater que le positionnement des ustensiles n’en est pas vraiment facilité. Du côté gauche, en revanche, là où se situe la zone jumelable, ce sont des carrés qui permettent de placer les casseroles.

Le processus pour débuter une cuisson ne révolutionne pas vraiment le genre. Les inducteurs partagent les mêmes touches de réglages, et avant de moduler la puissance, il faut donc sélectionner quelle zone sera affectée par les changements. Cette méthode est un peu moins rapide que celle proposée par des plaques de cuisson dont chaque foyer dispose de ses propres boutons, comme la Sauter SPI4360B. Précisons à ce propos que De Dietrich a choisi des “plus” ou “moins” pour moduler la puissance des inducteurs ; une interface bien plus indiquée qu’un slider sensitif sur ce modèle fort de 19 niveaux de réglage qui autorisent une grande précision dans le choix de la température.

Ce n'est pas cette plaque qui va révolutionner le paramétrage d'une cuisson.

Ce n’est pas cette plaque qui va révolutionner le paramétrage d’une cuisson.

Cependant, le panneau de commandes bénéficie de quatre afficheurs électroniques (un par inducteur). On sait donc d’un seul coup d’œil comment sont réglés les différents foyers. Un vrai confort que propose cependant l’immense majorité des autres plaques de cuisson de notre comparatif.

La prise en main de la De Dietrich DPI7684XT demande tout de même un petit temps d’adaptation, ce pour une simple raison : les commandes de réglage de la minuterie et de la puissance des inducteurs sont non seulement très ressemblantes, mais également placées les unes au-dessus des autres. Il n’est pas rare alors de se mélanger les pinceaux lors des premières utilisations.

Ces quatre touches trop semblables donnent parfois des crises de nerfs.

Ces quatre touches trop semblables donnent parfois des crises de nerfs.

L’atout de la De Dietrich Perfect Sensor DPI7684XT est bien sûr sa sonde thermométrique. Premier constat, excepté la tige, elle est entièrement composée de plastique, ce qui jure un peu avec la plaque elle-même, aux finitions de grande qualité. Néanmoins, le support fourni pour la maintenir en place, malgré sa taille imposante, est bien pensé. Nous n’avons eu aucun mal à le fixer sur le rebord des casseroles et il n’a jamais laissé échapper la sonde. Ce qui ne gâche rien : on le retire des ustensiles ou on en extrait le Perfect Sensor sans difficulté.

La sonde doit être bien immergée pour fonctionner parfaitement.

La sonde doit être bien immergée pour fonctionner parfaitement.

L’utilisation du Perfect Sensor demande un appairage préalable à la plaque de cuisson, une opération simple comme bonjour pour peu que l’on suive à la lettre les indications prévues dans le mode d’emploi. La sonde peut être utilisée en tant que simple thermomètre — la température est alors très classiquement indiquée sur un afficheur électronique —, mais elle peut aussi servir à piloter la plaque. On parle alors de fonctions culinaires.

Les raccourcis des fonctions culinaires sur la droite du panneau de commandes.

Les raccourcis des fonctions culinaires sur la droite du panneau de commandes.

De Dietrich a sélectionné cinq utilisations de la plaque (fondre, cuisson sous vide, réchauffer, cuisson lente, bouillir) pour lesquelles il a choisi une plage de températures idéale. Par exemple, une cuisson lente est comprise entre 80 °C et 90 °C. Bien évidemment, le cuisinier peut choisir une température précise au degré près et il existe un mode manuel qui permet de paramétrer la température librement. Après avoir plongé le Perfect Sensor dans la préparation, il sélectionne l’inducteur sur lequel est posé l’ustensile utilisé, puis la fonction culinaire à activer. Selon les informations de température envoyées par la sonde, la plaque se règle d’elle-même afin de conserver la chaleur. Une actu labo revient plus en détail sur l’efficacité et la pertinence de cet accessoire.

La De Dietrich Perfect Sensor DPI7684XT n’est pas la plus rapide pour faire monter la température de 3 l d’eau de 25 à 100 °C, mais elle se place dans le peloton de tête. Il lui faut 5 min 45 s pour cet exercice, ce qui est tout à fait honorable. Elle a besoin de 45 s supplémentaires pour grappiller les 5 °C qui portent l’eau à 100 °C. Encore une fois, ces résultats ne sont pas les meilleurs, mais s’avèrent très bons.

Ce qui ne gâche rien, elle sait parfaitement gérer les basses températures. En effet, après 120 min de cuisson à la puissance minimale sur le plus petit inducteur, la température ne dépasse pas 52 °C ; un vrai plus pour les pâtissiers distraits qui peuvent donc oublier sans crainte leur chocolat à fondre puisque ce dernier conserve une texture idéale pour le cuisiner à 55 °C. Difficile de faire beaucoup mieux !

Comme le montrent les clichés thermiques, le grand inducteur de la plaque De Dietrich Perfect Sensor DPI7684XT fournit une température bien homogène dans toute la poêle. On ne remarque pas de zones plus froides ou plus chaudes que d’autres. Pour que toutes les pommes noisettes d’une poêlée soient cuites uniformément, il faudra les remuer de temps à autre, mais celles du centre de l’ustensile ne seront pas plus cuites que celles de la périphérie.

Homogénéité des températures avec la plaque de cuisson à induction De Dietrich Perfect Sensor DPI7684XT (inducteur le plus puissant à gauche, petit inducteur à droite).

Homogénéité des températures avec la plaque de cuisson à induction De Dietrich Perfect Sensor DPI7684XT (inducteur le plus puissant à gauche, petit inducteur à droite).

Bien évidemment, en utilisant le petit inducteur, on se rend compte que les températures sont moins homogènes et que plus on s’éloigne de l’inducteur, moins elles sont hautes. Cela ne devrait pas avoir d’influence néfaste pour les cuissons de plats en sauce qui demandent un long mijotage. Mais pour des cuissons rapides comme des steaks ou des œufs au plat, il est préférable de choisir des poêles de taille adaptée sous peine de ne pas profiter d’une cuisson uniforme, à moins de les déplacer souvent.

Homogénéité des températures de la zone jumelable de la plaque de cuisson à induction De Dietrich Perfect Sensor DPI7684XT.

Homogénéité des températures de la zone jumelable de la plaque de cuisson à induction De Dietrich Perfect Sensor DPI7684XT.

Comme très souvent, la zone jumelable donne des résultats plus mitigés : on remarque des zones très chaudes et d’autres bien plus froides. Cela ne devrait pas gêner la bonne cuisson d’un plat en sauce ou d’une soupe contenue dans un grand fait-tout. En revanche, un poisson cuit dans une poissonnière risque d’être trop cuit aux extrémités et pas assez en son milieu s’il n’est pas déplacé régulièrement.

Points forts

  • 19 niveaux de réglage des inducteurs.

  • Excellente gestion des basses températures.

  • Puissance maximale bien exploitée.

  • Sonde Perfect Sensor intéressante.

Points faibles

  • Boutons de réglage des puissances et de la minuterie trop proches et ressemblants.

  • Sérigraphies peu pratiques pour bien placer les ustensiles.

  • Sonde un peu “cheap” comparée au reste de la plaque.

  • Mauvaise homogénéité des températures en mode jumelée.

Les 19 niveaux de réglage des températures de la Perfect Sensor DPI7684XT, sa puissance maximale bien exploitée, ainsi que son excellente maîtrise des basses températures assurent la polyvalence de cette plaque de cuisson De Dietrich. De plus, la sonde de cuisson Perfect Sensor, simple à prendre en main, facilite la vie en cuisine. Cependant, elle pèche par une ergonomie parfois agaçante, dont ces boutons par trop similaires, ainsi que par une homogénéité des températures en mode jumelé qui gagnerait à être améliorée.

Sous-Notes

  • Commodité d’emploi

  • Cuisson

  • Consommation

  • Bruit



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