L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 17H30 GMT (07/10) – Zonebourse.com


WASHINGTON LAISSE LE CHAMP LIBRE À ANKARA DANS LE NORD DE LA
SYRIE

WASHINGTON/ISTANBUL – Donald Trump a décidé de retirer les
forces américaines du nord-est de la Syrie, ouvrant la voie à
une offensive turque contre les rebelles kurdes qui ont chassé
les djihadistes de l’Etat islamique de la région avec l’appui de
Washington.

Le président américain, dont la décision a été annoncée dans
la nuit de dimanche à lundi par la Maison blanche, a toutefois
averti lundi qu’il était prêt à « détruire complètement
l’économie turque » si Ankara agissait « hors des limites ».

Le retrait américain du nord de la Syrie, que Donald Trump a
justifié en déclarant qu’il était temps que les Etats-Unis
sortent de « ridicules guerres interminables », suscite
l’hostilité d’une partie du Congrès, y compris sur les bancs
républicains.

Le Pentagone et le département d’Etat ont quant à eux
désapprouvé l’opération militaire annoncée par Ankara.

« Le département de la Défense a clairement fait savoir à la
Turquie – comme l’a fait le président – que nous ne soutiendrons
pas une opération turque dans le nord de la Syrie. Les
Etats-Unis ne soutiendront pas et ne s’impliqueront pas dans une
telle opération », a dit le porte-parole du Pentagone Jonathan
Hoffman.

« Nous pensons que cette opération est une très mauvaise
idée », a déclaré de son côté un haut fonctionnaire du
département d’Etat, ajoutant que les Etats-Unis n’avaient pour
l’heure retiré qu’une vingtaine de soldats seulement, sur le
millier de militaires américains présents dans la région.

Selon un haut responsable turc, les forces turques
attendront très probablement le retrait complet des forces
américaines présentes dans le nord de la Syrie, qui pourrait
prendre une semaine, avant de lancer leur offensive.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), mouvement rebelle
dominé par les Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG),
ont dénoncé « un coup de couteau dans le dos ».

BREXIT

JOHNSON A DEMANDÉ À MACRON D’ACCÉLÉRER LES NÉGOCIATIONS

LONDRES – Emmanuel Macron doit peser de tout son poids pour
accélérer les négociations et faire en sorte qu’un accord soit
trouvé entre Londres et Bruxelles sur la question du Brexit,
considère le gouvernement britannique.

L’Union européenne ne doit pas se méprendre et penser que le
Royaume-Uni restera au sein du bloc au-delà du 31 octobre, ont
encore fait savoir les services du Premier ministre britannique.

Pour tenter d’obtenir un nouvel accord de Brexit avant le
sommet européen des 17-18 octobre, Boris Johnson a présenté la
semaine dernière à Bruxelles un « compromis » visant à résoudre le
principal point de blocage, la clause de sauvegarde pour la
frontière irlandaise (« backstop »), sans soulever l’enthousiasme
de ses interlocuteurs.

Il est revenu à la charge dimanche auprès du président
français pour tenter de le convaincre d’avancer sur ce dossier.

« C’est le moment d’obtenir un accord: un accord qui soit
soutenu par les parlementaires et qui implique des compromis de
la part des deux parties », a déclaré une source gouvernementale.

A moins de quatre semaines du 31 octobre, date théorique du
Brexit et à dix jours du sommet européen des 17 et 18 octobre,
Boris Johnson maintient qu’il ne demandera pas de report en
dépit de l’adoption par le Parlement du « Benn Act ».

IMMIGRATION

LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS PRÊT À RÉFLÉCHIR À DES « QUOTAS »

PARIS – Le Premier ministre, Edouard Philippe, s’est déclaré
lundi favorable à l’instauration de « quotas » et au ciblage des
« talents » dans le cadre du débat sur « la politique migratoire de
la France et de l’Europe » au Parlement.

Parmi les pistes de réflexion gouvernementales figure aussi
la lutte contre les abus liés à l’Aide médicale d’Etat (AME)
dont bénéficient les étrangers en situation irrégulière.

La France a enregistré l’an dernier un record de 123.000
demandes d’asile, en hausse de 22% par rapport à l’année
précédente.

« La question d’un pilotage par objectifs de l’admission au
séjour n’est pas ‘taboue’. Je n’ai pas peur de réfléchir à
l’idée de ‘quotas' », a souligné Edouard Philippe, évoquant la
possibilité de « fixer chaque année des objectifs d’attraction de
compétences rares et de talents ».

CASTANER VEUT AUTOMATISER LE SIGNALEMENT DES RADICALISATIONS

PARIS – Le ministre français de l’Intérieur, sur la sellette
depuis l’attentat de la préfecture de police de Paris, s’est
prononcé lundi pour le signalement automatique de tout
fonctionnaire dès qu’un soupçon de radicalisation pèse sur lui.

Le parquet national antiterroriste a fait état samedi de
témoignages de policiers selon lesquels Mickaël H., qui a
assassiné quatre de ses collègues – trois hommes et une femme –
jeudi à l’arme blanche, aurait justifié les attentats de Charlie
Hebdo en 2015 et d’autres exactions commises au nom de l’islam.

Un rapport de la direction du renseignement de la
préfecture, remis samedi à Christophe Castaner et que Reuters a
pu consulter, indique que ces éléments avaient été rapportés
verbalement à la « hiérarchie intermédiaire » mais n’avaient pas
fait l’objet d’un signalement écrit.

« La première faille de notre système c’est qu’il n’y ait pas
eu de signalement et surtout que celui-ci n’ait pas été
automatique. (…) Je souhaite que toute alerte fasse l’objet
d’un signalement automatique », a déclaré le ministre de
l’Intérieur sur France Inter.

SIX PRÉVENUS À LA BARRE DANS LE VOLET FINANCIER DE L’AFFAIRE
KARACHI

PARIS – Six prévenus dont un ex-ministre, un dirigeant de
LVMH et un intermédiaire aussi renommé que sulfureux
comparaissent à partir de ce lundi au tribunal correctionnel de
Paris, où flotteront quatre semaines durant l’ombre de la
campagne présidentielle de 1995 et celle de l’attentat de
Karachi, en 2002.

Le procès qui s’ouvre est celui d’une affaire
politico-financière pratiquement sans équivalent dans l’histoire
récente, liée à des soupçons de rétrocommissions sur des
contrats d’armement avec le Pakistan et l’Arabie saoudite qui
auraient pu servir à financer les activités politiques d’Edouard
Balladur.

Ces contrats troubles, conclus en 1994, sont au nombre de
cinq, quatre portant sur la livraison de frégates à l’Arabie
saoudite et un autre, représentant à lui seul 5,4 milliards de
francs (826 millions d’euros), sur la vente de sous-marins au
Pakistan, selon les documents judiciaires que Reuters a pu
consulter.

Ils sont à l’origine de circuits d’argent occultes qui
transitent par des sociétés écrans et des comptes off-shore et
semblent revenir en bout de chaîne partiellement en France – des
rétrocommissions.

Deux autres protagonistes, Edouard Balladur et François
Léotard, n’ont en revanche rien à craindre de ce premier procès
puisqu’ils doivent normalement comparaître séparément devant la
Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction
habilitée à juger des ministres pour des faits commis dans
l’exercice de leurs fonctions.

LE NOBEL DE MÉDECINE DISTINGUE TROIS SPÉCIALISTES DE
L’OXYGÉNATION DES CELLULES

STOCKHOLM – Le prix Nobel 2019 de médecine a été attribué
aux professeurs Gregg Semenza, Peter Ratcliffe et William Kaelin
pour leurs découvertes des processus d’adaptation des cellules
aux besoins en oxygène, a annoncé lundi l’académie Nobel.

« Les découvertes fondamentales réalisées par les lauréats du
Nobel de cette année dévoilent les mécanismes de l’un des
processus les plus essentiels de la vie », a souligné l’académie
dans son communiqué.

Le Nobel de médecine est le premier des prix Nobel décernés
chaque année. Suivront les annonces des prix Nobel de physique
(mardi) et de chimie (mercredi).



Source

Powered by moviekillers.com