#coronavirus Coronavirus : les chiffres inédits des urgences lors de la première vague en Occitanie – Midi Libre

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L’observatoire régional des urgences a ausculté les chiffres du Covid pendant la première vague de l’épidémie en Occitanie. Une étude riche en multiples enseignements pour la deuxième vague.

Une chute de 80 % des entrées aux urgences pédiatriques au début du confinement, et toujours – 40 % fin mai. L’activité traumatologique qui s’effondre, avec trois-quarts de passages en moins.

Gastro-entérite, entorses, contusions diverses, pathologies dermatologiques et autres quasiment disparues des radars, mais aussi moins d’appendicites, de crises de schizophrénie, de coliques néphrétiques : en tirant les enseignements de la première vague de Covid vue depuis la porte d’entrée la plus sensible de notre système de soin, l’observatoire régional des urgences (ORU) d’Occitanie livre un état des lieux édifiant sur l’impact du séisme Covid. Une information précieuse au regard de la situation actuelle.

L’histoire s’écrit avec une précision quasi chirurgicale : l’ORU, qui regroupe 70 services d’urgences, 41 Smur et 13 Samu répartis sur l’ensemble du territoire de l’Occitanie, dispose d’un thermomètre “en temps réel de l’état de notre système de santé”.

Depuis le début de l’année, cet observatoire né fin 2018, une “maison” fédératrice destinée à “rapprocher tous les acteurs”, a ainsi passé au crible 1,2 million de résumés de passages aux urgences, et autant de dossiers de régulation médicale.

Organisations bouleversées

“La crise du Covid a bouleversé et bouleverse nos organisations en profondeur”, conclut déjà l’ORU, “particulièrement sollicité” pendant la crise, qui met à disposition ses tableaux de bord de suivi des professionnels de santé et des décideurs pour offrir “à l’échelon régional comme local”, “une photographie la plus précise possible de l’activité liée au Covid-19”.

C’est aussi un révélateur, en contrepoint, des victimes collatérales invisibles de l’épidémie. Pourquoi les arrivées aux urgences pour une embolie pulmonaire ont-elles chuté de 7 % pendant le confinement ? Les appendicites de – 15,8 % ? Les coliques néphrétiques de – 18, 5 % ? Inexplicable et inquiétant.

À l’heure d’un premier bilan, l’ORU préfère dispenser un message positif : “Le Covid a montré la force des acteurs de santé lorsqu’ils sont unis pour combattre ensemble l’épidémie.”

On l’a encore vu vendredi dernier, dans une conférence de presse inédite qui a réuni l’ensemble des acteurs du public et du privé à Montpellier, sur un territoire en alerte “écarlate” désormais frappé d’un couvre-feu.



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