#coronavirus Coronavirus : le point du lundi 29 juin sur le Covid-19 – Sciences et Avenir

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Les chiffres du jour

Le nombre de personnes hospitalisées pour une infection au Covid-19 est de 8688 personnes personnes. La Direction générale de la santé annonce dans un communiqué que 102 nouvelles admissions à l’hôpital ont été enregistrées en 24 heures. 

REANIMATION. 619 malades atteints d’une forme sévère de Covid-19 sont hospitalisés en réanimation soit 15 personnes en moins par rapport à vendredi dernier15 nouveaux cas graves ont été admis en réanimation en 24h. 4 régions (Ile-de-France, Grand-Est,  Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France) regroupent 74% des patients hospitalisés en réanimation. En Outre-Mer (Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique, Mayotte), on relève 213 hospitalisations, dont 37 en réanimation. Le gouvernement s’inquiète tout particulièrement de la situation en Guyane où « la circulation du virus reste préoccupante« . Deux malades ont pu bénéficier d’une évacuation sanitaire et ainsi atteindre la Guadeloupe.

  » 29.813 personnes sont décédées en France depuis le début de l’épidémie, dont 19.325 personnes au sein des établissements hospitaliers« indique le communiqué. Selon Santé publique France, 18 personnes sont décédées à l’hôpital ces dernières 24 heures. Les chiffres concernant les établissements sociaux et médico-sociaux devraient être actualisés demain. 

Sciences


Covid-19 : des indicateurs de deuxième vague difficiles à interpréter

Lors d’un entretien accordé à Sciences et Avenir, le Pr Yazdanpanah, infectiologue et membre du Conseil Scientifique du gouvernement, explique que si le risque de deuxième vague est réel, il est tout de même difficile à prévoir. « Il faut être humble, nous ne sommes pas sûrs qu’il y aura une seconde vague« , tempère l’infectiologue qui travaille à l’hôpital Bichat (Paris). Mais le risque existe : le coronavirus « peut réémerger si nous baissons notre garde, par exemple en cas de grands rassemblements comme à la Fête de la Musique, et lorsque la météo nous ramènera en intérieur, à l’automne par exemple« . « La seule solution pour se prémunir au mieux contre une seconde vague, c’est d’améliorer le port du masque, maintenir les mesures barrières comme le lavage des mains et la distanciation, beaucoup tester et isoler les cas« , rappelle le spécialiste. La proportion de personnes testées positives, le nombre de personnes hospitalisées ou en réanimation, de décès, et de passages aux urgences pour Covid-19 sont autant d’indicateurs de l’évolution de l’épidémie qui alerteront les autorités sanitaires en cas d’un fort rebond des contaminations. 

Contrôler une seconde vague sans reconfiner, c’est possible

Dans une interview accordée à Sciences et Avenir, le Pr Didier Pittet, infectiologue et épidémiologiste aux Hôpitaux universitaires de Genève (Suisse) et qui vient d’être nommé président de la “mission indépendante d’évaluation de la gestion de la crise du coronavirus” en France, estime qu’il est possible de vivre une seconde vague sans reconfiner la population. « Les modélisations montrent l’importance de deux paramètres essentiels pour cela : l’hygiène des mains et la distanciation sociale, ou physique« , explique le Pr Pittet. Le masque est également très important quand la distanciation sociale ne peut pas être respectée. En outre, la capacité à tester la population reste très importante pour se préparer à une seconde vague. « Toute personne qui développe un ou des symptômes compatibles avec le Covid-19 doit donc s’isoler, être testée, et mise en quarantaine. Tout comme ses contacts, identifiés par une enquête épidémiologique rapide« , poursuit l’infectiologue. Pour cela, il est nécessaire de remonter le plus rapidement possible les chaînes de transmission. « C’est le comportement de la population d’abord, et la capacité de tests ensuite, qui forceront le virus à ne circuler qu’à bas bruit« , remarque le Pr Didier Pittet.

France


Second tour des élections municipales : des mesures sanitaires et une participation faible

Le second tour des élections municipales en France, reprogrammé en raison du confinement, a été marqué par un taux de participation historiquement bas, plus de six électeurs sur dix ayant boudé les urnes. Ce second tour a été organisé avec des précautions sanitaires exceptionnelles dues à l’épidémie de Covid-19. Le ministère de l’Intérieur avait ainsi prévenu « qu’une file d’attente prioritaire (serait) dédiée aux personnes vulnérables » et qu’un « maximum de trois électeurs (serait) autorisé à l’intérieur du bureau de vote« . Du gel hydroalcoolique ou un point d’eau avec du savon étaient mis à disposition dans les bureaux de vote dans lesquels les membres tout comme les électeurs, devaient porter un masque (à l’exception des personnes en situation de handicap). Exceptionnellement, les cartes de vote n’étaient pas estampillées. Difficile de savoir si c’est la crainte d’une contamination au Covid-19 qui a en partie conduit les Français à ne pas se rendre à leur bureau de vote.

A l’étranger


Bientôt un reconfinement en Angleterre ?

Leicester dans le centre de l’Angleterre risque d’être partiellement reconfinée en raison d’une recrudescence des cas, a indiqué hier la ministre de l’Intérieur britannique, Priti Patel. Le Sunday Times lie la récente augmentation des cas dans cette ville de 342.000 habitants, à une épidémie dans des usines de production alimentaire et aux rassemblements aux abords de restaurants proposant de la vente à emporter. Par ailleurs, le Premier ministre britannique Boris Johnson dévoilera demain, selon les médias, un vaste plan de relance, fondé sur la construction d’infrastructures. Le PIB britannique s’est effondré de 20,4% en avril, un record historique. Sans aide supplémentaire de l’Etat, le taux de chômage pourrait dépasser le pic de 3,3 millions enregistré en 1984, rapporte The Observer.

La barre des 10 millions de cas franchie

Le monde a franchi hier le cap des 10 millions de cas de personnes officiellement contaminées par le nouveau coronavirus SARS-CoV-2, un nombre qui ne reflète toutefois qu’une part du nombre réel de contaminations, s’accordent à dire les spécialistes. La pandémie de Covid-19 a fait plus de 500.000 morts dans le monde. L’Europe reste le continent le plus touché avec au moins 2.637.546 cas et 195.975 décès. La pandémie progresse désormais le plus rapidement en Amérique latine, avec plus de 400.000 cas recensés ces sept derniers jours sur le continent. Le nombre de cas déclarés dans le monde a doublé depuis le 21 mai et plus d’un million de nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés sur les seuls 6 derniers jours. Il s’était écoulé 94 jours entre l’annonce du premier cas en Chine et le recensement d’un million d’infections dans le monde.

300 personnes en quarantaine après une soirée en Suisse

Dans un communiqué relayé par le canton de Zurich (Suisse), la Direction de la santé suisse a annoncé qu’un homme s’étant rendu dans un club du canton le 21 juin a, quatre jours plus tard, été testé positif au Covid-19. « Cinq autres personnes qui étaient dans le club avec lui ont alors développé des symptômes et ont également été testées positives« , révèle le communiqué. Le gérant du Flamingo Club a alors été contacté par les autorités sanitaires a qui il a fourni une liste des visiteurs de l’établissement. « Grâce à la liste de contacts, l’équipe de recherche a pu informer les invités de cette soirée de la quarantaine nécessaire. Le service médical cantonal a ordonné une mise en quarantaine de dix jours pour les près de 300 invités et employés du club qui étaient présents dans la soirée du 21 juin 2020. Ces mesures visent à interrompre les chaînes d’infection afin que le coronavirus ne puisse pas se propager » explique la Direction de la santé. Elle envisage la fermeture des clubs en cas « d’événements surdimensionnés« .

Avec AFP

RÉFLEXES

Les bons gestes pour se protéger

Se laver les mains très régulièrement à l’eau et au savon (au moins 20 secondes) ou à défaut au gel hydro-alcoolique, à chaque arrivée dans un nouveau lieu.

Ne pas rendre visite aux personnes âgées pour éviter de les contaminer, ni aux personnes souffrant déjà d’une autre maladie.

Se tenir à 1-1,50 mètre de distance lors des déplacements obligatoires.

Ne pas serrer la main ou faire la bise pour se saluer.

Tousser ou éternuer dans l’intérieur de son coude.

Que faire en cas de suspicion d’infection ?

Les recommandations sont ainsi formulées sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé :

J’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser au Covid-19 : je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin avant de me rendre à son cabinet ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation. Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU-Centre 15.

Pour des questions non médicales, appeler le numéro vert Coronavirus au 0 800 130 000 (gratuit, 7 jours sur 7, 24h sur 24).



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